Internet devient un outil de plus en plus précieux pour la défense des droits humains en Afghanistan

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Les résultats de l’élection présidentielle 2014 sont encore incertains. Au moment d’écrire ces lignes, le scrutin de juin dernier fait toujours l’objet d’un audit. Mais quel qu’en soit l’issue, l’élection aura permis de faire la démonstration du rôle grandissant des campagnes de sensibilisation sur Internet pour combattre la corruption et encourager les électeurs afghans à aller voter. Omaid Sharifi, participant au PIFDH 2014, partage quelques réflexions au sujet de ces campagnes. 

Plus d’un million de personnes ont accès à Facebook en Afghanistan et 85 % de la population à accès à un cellulaire avec une connection à Internet. Cela révolutionne complètement notre façon de rejoindre les citoyens partout au pays.

Omaid Sharifi: Plus d’un million de personnes ont accès à Facebook en Afghanistan et 85 % de la population à accès à un cellulaire avec une connection à Internet. Cela révolutionne complètement notre façon de rejoindre les citoyens partout au pays.  Les internautes reçoivent constamment des informations sur ce qui se passe à travers le pays et en particulier en ce qui à trait aux violations des droits humains. Toutes ces histoires se retrouvent sur les médias sociaux et nous nous utilisons les médias sociaux pour lancer des campagnes qui interpellent le gouvernement, les responsables de la sécurité et la communauté internationale. Facebook et Twitter offrent aussi une vitrine très intéressante pour amorcer des débats ou poursuivre des discussions sur les droits humains.

Equitas : Comment vous y prenez-vous?

O.S.: J’apprécie les actions concertées et les plaidoyers collectifs, alors je coordonne habituellement mes activités avec des individus et des associations qui partagent les mêmes intérêts, afin d’avoir plus d’impact. Par exemple, j’ai récemment organisé la campagne « Oui je vote » sur Facebook et Twitter avec la participation d’individus et d’organisations de la société civile. On a eu pas mal de succès dans les grandes villes d’Afghanistan, ainsi que dans le nord, le sud et l’est du pays. Nous avons eu de nombreuses discussions pour encourager les citoyens à aller voter le jour du scrutin malgré les menaces à la sécurité et d’autres types de problèmes. Au bout du compte, le succès de la campagne « Oui je vote » a été reconnu par la population et les médias. Par la suite, nous avons aussi organisé une campagne qui combinait l’utilisation des médias sociaux et des médias traditionnels. Celle-ci visait la lutte contre la corruption et a égament été coordonnée par des groupes d’individus et des organisations.

Equitas : En quoi votre formation au PIFDH vous est-elle utile dans votre travail?

O.S.: Le PIFDH a été pour moi une occasion unique d’entrer en contact avec plusieurs défenseurs des droits humains de partout dans le monde. J’ai eu la chance d’apprendre de leur expérience et je peux désormais mettre en application certaines de leurs pratiques ici dans mon pays. Aussi, le PIFDH va me permettre d’offrir un meilleur support à l’organisation de la société civile pour laquelle je travaille présentement.

Omaid Sharifi est un ambassadeur de Accountability Lab et le co-fondateur de la Fondation Sela.

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