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Reconnaissance territoriale

Reconnaissance et introduction

Equitas reconnaît que ses bureaux sont situés sur les territoires autochtones non cédés des Premières nations Kanien’kehá:ka (Mohawk), Sḵwx̱wú7mesh (Squamish), səl̓ilwətaɁɬ (Tsleil Waututh) et xwməθkwəy̓əm (Musqueam). Nous travaillons également sur les territoires autochtones non cédés des Premières Nations Mississauga of the New Credit, Haudenosaunee, Huron-Wendat et Anishnabeg, ainsi que sur l’île de la Tortue. Nous exprimons notre gratitude envers les gardien-ne-s des terres et des eaux sur lesquelles nous nous trouvons et, ce faisant, nous nous rappelons l’histoire de l’oppression qui est souvent oubliée ou négligée.

Il est important pour Equitas de reconnaître la terre sur laquelle nous travaillons parce que c’est une façon de sensibiliser les gens à la présence autochtone, aux droits territoriaux et aux droits de la personne dans la vie quotidienne. C’est aussi une petite façon de reconnaître le colonialisme, ses impacts et le besoin de changement, ainsi qu’une façon de reconnaître le système colonial dans lequel nous existons et de nous engager dans une réflexion sur des relations et des espaces plus équitables et plus justes.

Les reconnaissances territoriales peuvent facilement devenir un geste symbolique plutôt qu’une pratique significative. Equitas estime que tous les colons ont la responsabilité d’examiner ce que signifie la reconnaissance de l’histoire, de l’héritage et des impacts actuels du colonialisme. Ce faisant, nous réfléchissons aux privilèges dont les colons jouissent aujourd’hui en raison du colonialisme et à ce qui peut être fait au-delà de la reconnaissance du territoire sur lequel nous travaillons pour contribuer à la décolonisation. Nous réfléchissons aux actions que nous prenons (ou ne prenons pas) en tant qu’organisation et en tant qu’individus qui perpétuent les systèmes coloniaux et à la manière dont le colonialisme de peuplement est lié au racisme systémique. Nous cherchons également à relier ces réflexions et ces pratiques organisationnelles à notre programmation. En tant qu’organisation travaillant dans le monde entier, nous reconnaissons et affirmons les droits des peuples autochtones dans le monde entier et aspirons à intégrer une approche décoloniale dans tout notre travail pour promouvoir et soutenir la souveraineté, l’autodétermination et les droits humains des Peuples autochtones*.

Cette reconnaissance territoriale et cet appel à l’action sont un processus continu pour Equitas. En construisant cette page, nous avons cherché à partager l’information de manière réfléchie et significative, et nous restons ouverts aux commentaires sur la façon dont elle peut être améliorée. En tant qu’organisation d’apprentissage, Equitas est toujours ouverte aux occasions d’apprendre, de désapprendre et de réapprendre, et d’être tenue responsable par les communautés avec lesquelles nous travaillons. Nous sommes ouverts aux commentaires de tout le monde, mais nous invitons également et particulièrement les lecteurs autochtones ou les colons qui seraient intéressés à partager leurs bonnes pratiques en matière de reconnaissances territoriales. Veuillez nous envoyer un courriel à communications@equitas.org pour nous faire part de vos commentaires.

*Source : Déclaration sur les droits des peuples autochtones

Opportunités d'apprentissage

Qui sont les Peuples autochtones?

Le terme « Autochtones » désigne les premiers peuples d’Amérique du Nord. Au Canada, il existe trois groupes distincts : les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Chaque groupe comprend différentes nations, communautés et histoires ainsi qu’une diversité de langues, de pratiques culturelles et de croyances*.

*Source : https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/fra/1100100013785/1529102490303

Qu’est-ce que la Loi sur les Indiens?

Toujours en vigueur aujourd’hui, la Loi sur les Indiens a été introduite en 1876 par le gouvernement canadien et visait à éradiquer la culture et les droits des Premières Nations et à promouvoir l’assimilation de leurs membres dans la société coloniale. La Loi sur les Indiens ne concerne que les personnes détenant le statut d’Indien, et non pas les Métis ou les Inuits. La Loi a été modifiée plusieurs fois, de manière notable en 1951 et en 1985. C’est un document évolutif, rempli de contradictions, qui pendant plusieurs générations et encore aujourd’hui, s’est traduit par des traumatismes, des violations de droits humains et des perturbations sociales et culturelles chez les Peuples autochtones*.

*Source : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/loi-sur-les-indiens

Qu’est-ce que la doctrine de la découverte?

Selon l’Assemblée des Premières Nations*, la doctrine de la découverte est une théorie qui émane du 15e siècle, basée sur des déclarations officielles du Pape et qui s’est prolongée au cours des siècles derniers.    Les « prétendues » découvertes ont servi de justification pour la dépossession des terres autochtones, pour exploiter, soumettre les peuples autochtones et les déposséder de leurs droits. L’Assemblée des Premières Nations rappelle les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation (dont l’appel à l’action #49) et l’importance de rejeter la doctrine de la découverte et de la remplacer par un nouveau paradigme.

*Source : https://www.afn.ca/wp-content/uploads/2018/07/18-01-22-Dismantling-the-Doctrine-of-Discovery-FR.pdf

Qu’est-ce qu’étaient les pensionnats autochtones?

Les pensionnats autochtones sont l’une des conséquences de la Loi sur les Indiens. Une modification de cette loi en 1894 a rendu obligatoire la fréquentation des pensionnats. Ce sont plus de 150 000 enfants qui ont été arrachés à leur famille et à leur culture et forcés d’apprendre l’anglais ou le français, d’adopter le christianisme et de se plier aux coutumes de la majorité blanche du pays. Ces écoles étaient gérées par l’Église et financées par le gouvernement de 1870 jusqu’à la fermeture du dernier pensionnat en 1997. Des milliers d’enfants y sont morts et des dizaines de milliers ont été victimes d’abus physiques, sexuels ou psychologiques. Ce génocide culturel de l’État canadien a laissé les Peuples autochtones avec un traumatisme intergénérationnel qui a encore des conséquences aujourd’hui*.

*Source : https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1799250/guide-pensionnats-autochtones-reponses-questions

Qu’est-ce que la Commission de vérité et réconciliation du Canada?

Elle a été établie dans le cadre d’une entente juridique entre les survivantes et les survivants des pensionnats, l’Assemblée des Premières Nations, des représentant-e-s des Inuits et les responsables de la création et de la direction des pensionnats, soit le gouvernement fédéral et les autorités de l’Église catholique.

Le mandat de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) consistait à informer toutes les Canadiennes et tous les Canadiens de ce qui s’est passé dans les pensionnats autochtones. La CVR a documenté la vérité des survivantes et des survivants, de leurs familles, des communautés et de toute personne ayant été personnellement touchée par la réalité des pensionnats indiens, notamment d’anciens élèves de ces pensionnats qui sont membres des Premières Nations, inuits ou métis, des membres des familles, des communautés, des églises, d’anciens membres du personnel des pensionnats, des représentants des gouvernements et d’autres Canadiennes et Canadiens.

Le mandat de la CVR a pris fin en 2015 et a eu pour résultat une série de 94 appels à l’action pour favoriser la réconciliation.  La création d’un Conseil national de réconciliation a été recommandé (Appels à l’action 53 à 56) afin d’assurer le suivi des recommandations. Ce conseil n’a toujours pas été établi.

Qu’est-ce que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones?

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est un instrument mondial en matière de droits humains adopté à majorité par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007 avec 4 voix contre, dont celle du Canada. Les droits qui y sont reconnus « constituent les normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde. »

Ce n’est qu’après des décennies d’efforts de promotion des intérêts déployés par les Premières Nations que le Parlement du Canada a adopté la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La Loi a reçu la sanction royale le 21 juin 2021 et énonce l’obligation du Canada de respecter les droits humains (y compris les droits issus de traités et les droits inhérents) des peuples autochtones affirmés par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ces droits comprennent le droit à l’autodétermination et le droit au respect et à l’application des traités*.

La Déclaration des Nations Unies contient des normes internationales en matière de droits humains que le Canada et tous les membres des Nations Unies ont affirmées, et réaffirmées, à maintes reprises. La Loi ne crée pas de nouveaux droits. Elle ne supprime, ne diminue ni ne redéfinit aucun droit. Il s’agit de prendre des mesures qui auraient dû être prises depuis longtemps pour faire respecter et mettre en œuvre les droits que les Premières Nations possèdent déjà.

*Source : https://www.afn.ca/fr/mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-peuples-autochtones/

Engagement et appel à l’action pour les allochtones (personnes non-autochtones)

Si vous êtes une personne non-autochtone, savez-vous sur quel territoire non cédé vous vous situez? Le site Web Native Land Digital peut vous aider à le découvrir. La reconnaissance territoriale est un pas important vers la réconciliation avec les peuples autochtones et peut être une façon d’être un-e allié-e, mais ce n’est pas suffisant. L’éducation aux droits humains des peuples autochtones doit se poursuivre! Nous devons poursuivre le travail en nous éduquant nous-même, en éduquant les personnes autour de nous, dans nos milieux de vie et de travail, et en éduquant aussi les plus jeunes d’entre nous pour un changement durable. Vous ne savez pas par où commencer? Commencez à penser à une ou des actions et gestes personnels que vous pouvez poser en faveur de la réconciliation aujourd’hui, cette semaine, ce mois, cette année. Cela pourrait être:

  • Lire un livre écrit par une personne autochtone
  • S’éduquer sur l’histoire des pensionnats autochtones
  • Être bénévole au sein d’une organisation autochtone
  • Regarder des films et/ou documentaires sur l’histoire des Peuples Autochtones au Canada
  • Écouter et réfléchir aux expériences injustes vécues par les personnes autochtones au Canada
  • Demander aux élu-e-s et aux décisionnaires de votre communauté de prendre des actions concrètes en faveur de la réconciliation
  • Lire les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada
  • Lisez ce guide qui offre des idées d’engagement
  • Consultez cette boite à outils décoloniale
  • Et plus encore!

*** Equitas est toujours ouverte à l’apprentissage et à l’amélioration et nous savons que nous ne sommes pas des expert-e-s des réalités autochtones. Nous nous tenons toutefois responsables et nous invitons toute personne ayant des commentaires, idées ou suggestions sur le contenu de cette page à nous contacter pour nous en faire part. Bien que nous soyons ouvert-e-s aux commentaires de tout le monde, nous invitons spécifiquement les lectrices et lecteurs autochtones ou celles et ceux qui détiennent des connaissances sur les Peuples autochtones à envoyer leurs commentaires à communications@equitas.org.