
Une mobilisation en faveur d’une transformation politique requiert des personnes et des groupes engagés qui, dotés d’outils, s’organisent, s’impliquent, apportent leur contribution et exigent une redevabilité des gouvernements. Il est essentiel que les régions où les programmes d’actions sont limités disposent de ressources pour mieux concevoir et développer des activités de participation communautaire, du contenu éducatif, des formations en droits humains et plus encore.
L’initiative Rawabet* d’Equitas vise à autonomiser les groupes marginalisés par l’éducation aux droits humains et l’engagement dans des actions communautaires en appui au respect des droits humains. Elle a été mise en place en Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie de 2017 à 2021.
À l’issue de ces quatre années, une fiche de bonnes pratiques pour l’action communautaire a été rédigée avec l’aide des personnes participantes au projet. Ces recommandations sont donc guidées par l’expérience collective de jeunes, de femmes et de personnes vivant avec un handicap qui ont participé au projet.

Pour intégrer l’approche fondée sur les droits humains aux activités d’action communautaire, les conseils proposent de mettre à profit le potentiel de la technologie afin de consolider les cinq piliers de l’approche :
- Participation et inclusion
- Non-discrimination et égalité
- Reddition de compte
- Autonomisation
- Lien avec les normes en matière de droits humains
Participation & Inclusion
Les technologies accessibles facilitent la participation du plus grand nombre, puisqu’elles lèvent les habituelles contraintes physiques à la communication, aux formations et aux réunions, le tout sans la nécessité de se déplacer. Elles s’avèrent particulièrement utiles pour les personnes qui vivent avec un handicap ou qui ont des responsabilités familiales ou professionnelles.
Non-discrimination et égalité
La disponibilité des ressources technologiques nécessaires est cruciale pour lever les obstacles de façon significative et respectueuse. Il peut s’agir de garantir un accès à un réseau Internet stable et sécuritaire, un raccordement au réseau de distribution électrique ou encore une formation sur les rudiments de la technologie.
Reddition de compte
Les appels publics préparés sur des plateformes de pétitions exercent une réelle pression sur les autorités, en plus d’informer et de mobiliser les médias.
Autonomisation
La technologie permet de communiquer de l’information et sensibiliser la population. Les outils numériques donnent des moyens aux membres de la communauté d’offrir et de recevoir de la formation, leur permettant de produire leur propre matériel d’apprentissage adapté aux pair-e-s titulaires de droits et aux détentrices-teurs d’obligations.
Lien avec les normes en matière de droits humains
Le fait d’assujettir les programmes et actions aux instruments internationaux en matière de droits humains donne un cadre juridique contraignant à la mobilisation des détentrices-teurs d’obligations de tous les paliers et aide à cibler les objectifs du programme en définissant des obligations minimales desquelles les débitrices-teurs d’obligations peuvent être tenus responsables.
La technologie offre de nouvelles occasions de promouvoir l’éducation aux droits humains; elle permet de surmonter certains des obstacles traditionnels à l’intégration et à l’accès à l’éducation aux droits humains. Pour qu’elle soit efficace, l’éducation doit aller au-delà de la simple communication d’information sur les droits humains; elle doit montrer aux gens à mettre ces droits en pratique et à les faire valoir. L’importance des plateformes et services technologiques accessibles est indéniable.
Pour lire l’intégralité de la fiche de bonnes pratiques et connaître les pratiques exemplaires visant à mettre à profit le potentiel de la technologie en faveur d’une approche fondée sur les droits humains, cliquez ici.
* L’initiative Rawabet – Passerelles technologiques pour l’engagement citoyen est mise en œuvre en partenariat avec : CVT – New Tactics, Centre Tunisien Méditerranéen – TuMed (Tunisie), Ruwwad (Jordanie), Association marocaine pour l’éducation de la Jeunesse – AMEJ Fes (Maroc), Horus Foundation for Development and Training (Égypte) et l’appui financier du gouvernement du Canada par l’intermédiaire d’Affaires mondiales Canada.