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Journée internationale des droits humains: Comment Equitas travaille avec les enfants et les jeunes pour promouvoir l’éducation aux droits humains

En 2019, le monde célébrait le 30eme anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. La Journée nationale de l’enfant était célébrée ce même jour à travers le Canada. Equitas a toujours eu la conviction que les enfants et les jeunes ont un role important à jouer pour créer le changement social dans le monde. À travers nos differents programmes au Canada tels que Parlons Droits ou encore On ne joue pas avec les droits, nous avons eu la possibilité de mieux équiper les enfants et les jeunes avec les outils dont ils ont besoin pour mieux comprendre leurs droits. Nous pouvons donc témoigner de l’importance d’inclure les enfants et les jeunes dans les processus de prise de decision et surtout de l’importance d’écouter et de prêter attention à ce qu’ils ont à dire.

Notre travail au Canada

Inclure les enfants et les jeunes dans les processus de prise de decision

Le 4 novembre dernier, l’équipe de Colombie-Britannique d’Equitas accompagnait trois enfants au Conseil municipal de Burnaby alors que ces derniers devaient presenter la version finale de la Charte des enfants de Burnaby. Cette demarche a amené le Conseil a adopter deux motions : proclamer le 20 novembre, Journée nationale de l’enfant à Burnaby et de nommer un membre du personnel chargé de valider la Charte et d’utiliser le plan d’action pour intégrer la voix des enfants dans les programmes et les politiques. Equitas, en collaboration avec la Table communautaire des enfants de Burnaby, a développé et conçu l’affiche finale de la charte ainsi que son plan d’action.

La participation à la vie publique est un principe fondamental des droits humains et il est important que les enfants et les jeunes soient entendus et participent aux decisions qui ont impact sur leur vie.

Les enfants expriment leurs droits aux décideurs

Pour souligner la Journée nationale de l’enfant, Equitas a développé un cahier d’activités special pour les enfants afin qu’ils puissant mieux connaître leurs droits. Plus de 250 organisations ont participé à l’activité en créant leur propre “Arbre des droits des enfants” pour exprimer l’importance de leurs droits. Par exemple la Trinity Bellwoods Community Center à Toronto, le Vancouver Board of Parks and Recreation, la Joujouthèque Basse-Ville à Québec et plusieurs autres organisations. L’organisme Porteurs des droits de l’enfant a souligné cette journée en organisant une marche pour les droits des enfants.

Toujours à Québec, les enfants ont eu l’opportunité d’être entendus par différents décideurs à l’Assemblée nationale dont le premier ministre du Québec, François Legault et le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, à qui ils ont présenté des bouquets des feuilles qu’ils ont créé.

Vous pouvez télécharger ici une copie du cahier d’activités à realiser avec les enfants avec qui vous travaillez. La Journée nationale de l’enfant est peut-être déjà passé, mais tous les jours sont appropriés pour aborder la question des droits avec les enfants.

Les enfants et les jeunes ont certainement le pouvoir d’inspirer les décideurs à provoquer le changement en utilisant leurs propres mots et leurs idées novatrices.

Des jeunes qui agissent pour créer le changement

Equitas a appuyé les jeunes de Montréal Autochtone dans leur démarche de contribution à la consultation publique sur le racisme systémique et la discrimination. Dans le cadre d’un atelier co-animé par Montréal Autochtone et Equitas, le Conseil jeunesse de l’organisme a partagé leurs expériences du racisme et des liens avec la pauvreté, l’itinérance, la maladie mentale, le profilage racial et l’intimidation.

 

« Les propriétaires ne veulent pas vous louer leur logement lorsque vous dites que vous recevez de l’aide sociale »

a déclaré un participant, ce qui rend très difficile la recherche d’un logement sûr et sécuritaire. Les membres ont également parlé d’un manque de confiance dans la police et du fait qu’ils ne savent jamais s’ils vont répondre aux appels à l’aide.

Le manque d’éducation sur les peuples autochtones dans les écoles et les communautés a été souligné comme l’une des causes qui expliquent l’existence de ces obstacles systémiques.

Le groupe a proposé neuf solutions concrètes : une meilleure représentation de la diversité montréalaise dans la fonction publique, davantage de programmes d’éducation alternative pour répondre aux besoins des jeunes qui apprennent différemment et une meilleure formation sur les questions sociales, y comprit la pauvreté et la maladie mentale, à la police.

Notre travail autour du monde

Pour augmenter la participation des enfants et des jeunes dans leurs communautés, Equitas collabore avec des partenaires locaux. Notre travail autour du monde est finance par le gouvernement du Canada à travers Affaires Mondiales Canada.

Lutter contre la violence contre les enfants et les jeunes en Tanzanie à travers l’éducation aux droits humains

En Tanzanie, près de 75% des enfants de moins de 18 ans ont subit de la violence physique et/ou sexuelle. Une étude de base menée par Equitas et notre partenaire TUSONGE en 2015 auprès de trois communautés de la région du Kilimanjaro confirment que la violence à l’égard des femmes, des enfants et des jeunes dans les familles et les espaces publics sont un obstacle majeur à leur participation aux processus de décisions qui affectent leurs vies.

À travers nos activités en Tanzanie et notre collaboration avec les participant-e-s à notre Programme international de participation aux droits humains, Equita, travaille à :

  • Outiller les membres des communautés avec les connaissances et compétences en leadership pour changer les comportements et influencer le discours public pour lutter contre la violence au sein des familles et des communautés.
  • Construire des partenariats entre la société civile, les autorités locales et les leaders communautaires pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, des enfants et des jeunes par l’entremise de dialogues politiques et l’implantation de lois.
  • Renforcer les réseaux nationaux et communautaires, ainsi que les mécanismes existants qui soutiennent la lutte contre la violence à l’égard des femmes, des enfants et des jeunes.
  • Disséminer des bonnes pratiques, leçons apprises, résultats de recherche et outils d’éducation sur une base régionale et nationale dans des forums et dialogues.

 Par exemple, Equitas collabore avec Michael Reuben, directeur de Elimu Mwangaza (en Swahili : le Savoir par l’éducation), une organisation basée en Tanzanie dont la mission est de mettre fin à la violence à l’égard des enfants. Diplômé du PIFDH, le travail de Michael consiste à éduquer les enfants au sujet de leurs droits et à partager ses connaissances en la matière avec les parents, enseignant-e-s et représentant-e-s gouvernementaux pour qu’ils assument leur responsabilité de protéger les droits de leurs enfants.

Grâce aux trousses et activités conçues par Equitas ainsi qu’à ses compétences acquises durant le PIFDH, Michael encourage les enfants à dessiner ou à présenter des pièces de théâtre pour expliquer leurs droits et les problèmes qu’ils doivent surmonter à l’école ou à la maison. Conséquemment, cette approche participative incite les parents et enseignant-e-s à répondre à des questions qui sollicitent leurs points de vue dans le cadre d’une conversation qui se déroule toujours après chaque activité.

« Les activités et les conversations renforcent la confiance des enfants ce qui leur permet de faire valoir leurs droits et de rapporter les problèmes auxquels ils ou d’autres enfants font face. Par exemple, nous avons récemment été informés de cinq cas de violence sexuelle rapportés par des enfants à leurs enseignants. Si les enfants n’avaient pas été sensibilisés à leurs droits, ils n’auraient pas osé défier les menaces de représailles lancées par leurs agresseurs. »

– Michael Reuben

Augmenter la participation des filles et des jeunes à la vie communautaire au Sénégal

La violence faite aux femmes et aux filles, l’accès limité à l’état civil et les attitudes discriminatoires bien ancrées représentent des obstacles majeurs à la participation des femmes, des filles et des jeunes à la vie communautaire au Sénégal. Ces violences multiformes empêchent les femmes et les filles d’exprimer librement leur point de vue et de prendre part à la prise de décision aussi bien dans l’espace public que privé. Les statistiques révèlent que plus de ¼ des naissances n’est pas enregistré à l’état civil. La non-obtention de l’État civil s’avère un frein à la scolarisation et une barrière importante au droit à l’éducation des filles et garçons.

Pour s’attaquer à ces problems en utilisant l’éducation aux droits humains, Equitas a rejoint plus de 22 500 femmes, filles et jeunes dans les communautés de Pikine et de Thiès, leur permettant de mieux connaitre leurs droits et participer davantage dans leur communauté. Nous avons appuyé le changement durable des mentalités et des comportements socioculturels en lien avec l’enregistrement des actes de naissance par l’implication des leaders communautaires et des medias et avons développé un Guide d’action (Andandoo) pratique et accessible, ainsi qu’un outil de plaidoyer pour les défenseurs des droits humains et les membres de la communauté qui souhaitent agir sur des enjeux de droits humains.   

Equitas travaille avec les enfants et les jeunes dans plusieurs autres regions du monde, particulièrement dans la region du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord où la voix des jeunes et des femmes est peu entendue alors que ces derniers sont les principaux moteurs de changement social dans leurs pays. Depuis le lancement de l’initiative Rawabet en mars 2018 en Jordanie, Tunisie, Maroc et Égypte, Equitas appuie le renforcement des capacités et du leadership des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap afin qu’elles-ils jouent un rôle actif dans leurs communautés pour remédier aux problèmes d’exclusion sociale par le biais d’actions communautaires.

Que nous travaillons au Canada ou dans le reste du monde, nos actions avec les enfants et les jeunes sont basées sur la croyance qu’on n’est jamais trop jeune pour créer le changement.

Bonne journée internationale des droits humains!

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