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Honorer l’héritage de Max Yalden en matière de droits humains

Au fil des ans, Equitas a eu la chance de recevoir l’appui de multiples fonds et/ou fondations qui l’assistent dans sa mission en faveur de l’égalité, de la justice sociale et du respect de la dignité humaine partout dans le monde. Un fonds qui appuit Equitas depuis de nombreuses années est le fonds Maxwell Yalden.

Max Yalden, éminent défenseur canadien des droits humains, était membre du conseil honoraire d’Equitas. Deuxième commissaire aux langues officielles du Canada de 1977 à 1984, avant d’occuper le poste de commissaire en chef de la Commission canadienne des droits de la personne de 1987 à 1996. M. Yalden a ensuite été élu à deux reprises au Comité des droits de l’homme des Nations Unies, rôle qu’il a occupé de 1996 à 2004. Au cours de sa carrière, M.Yalden a lutté pour la protection et la promotion des droits humains. Son dévouement tout au long de ses années de service a fait de lui une inspiration pour les futures générations d’éducatricesteurs et de défenseuses-seurs des droits humains. Après son décès, son fils, Robert, membre de longue date et ancien président du conseil d’administration d’Equitas, et l’épouse de Robert, Pearl Eliadis, ancienne présidente du conseil d’administration d’Equitas et membre de son conseil honoraire, ont créé un fonds de bourses en sa mémoire. 

Le fonds Maxwell Yalden a généreusement appuyé la participation de plusieurs personnes au Programme international de formation aux droits humains d’Equitas (PIFDH), un programme de renommée internationale qui réunit depuis 40 ans des centaines de défenseur-e-s des droits humains du monde entier. La plupart des récipiendaires de la Bourse Maxwell Yalden ont œuvré au sein de la Commission des droits de la personne de leur pays, où ils et elles ont acquis des compétences et des connaissances leur permettant de protéger, de promouvoir et de défendre les droits humains de manière durable. Inspiré par le rôle de M.Yalden comme président de la Commission canadienne des droits de la personne, le fonds a à cœur de soutenir de tels participants et participantes, en hommage à M.Yalden et à son engagement à défendre les droits humains partout dans le monde. 

En 2021, alors que le PIFDH était reporté en raison des restrictions de santé publique face à la pandémie, le fonds a continué d’appuyer Equitas en offrant des bourses à des participant-e-s de Connectons pour les droits. Cette formation virtuelle de dix semaines, destinée aux éducatricesteurs en droits humains, a été pensée pour coexister avec le PIFDH. La première édition de Connectons pour les droits, en 2021, a réuni 50participant-e-s du milieu de l’éducation et de la défense des droits humains, provenant de 27pays différents. 

Parmi ces participant-e-s, trois personnes œuvrant dans le domaine du droit en matière de droits humains ont reçus du financement pour leur participation à la formation. L’appui financier offert par des organisations comme le fonds Max Yalden est précieux car il permet  à des défenseur-e-s des droits humains de vaincre des obstacles financiers à leur éducation. En effet, les frais d’inscription ou les coûts de déplacement, par exemple, peuvent empêcher des défenseur-e-s des droits humains de prendre part à de tels programmes. De surcroît, les organismes donateurs peuvent ainsi soutenir les changements sur le terrain dans le monde entier, dans les secteurs où les enjeux correspondent à leur vision, à leur mission et à leurs valeurs. 

Récipiendaires de la Bourse Max Yalden

Cheikh Dieng

Cheikh Dieng, président de l’Association nationale pour la prévention et le développement, lutte contre la discrimination et la stigmatisation qui empêchent lexercice des droits humains au Sénégal, spécifiquement des droits culturels et socio-économiques. Cheikh travaille avec les jeunes et avec divers groupes marginalisés, comme la communauté LGBTQI, pour plaider en faveur de l’égalité de leurs droits en soins de santé, auprès de leaders religieux, de journalistes, de blogueuses-eurs et dinfluenceuses-eurs. Avec les conseils de l’équipe d’animation de Connectons pour les droits, Cheikh a élaboré un plan afin de mettre en pratique au sein de son organisation les nouvelles techniques et approches acquises. 

Un des éléments clés du plan individuel de Cheikh, élaboré durant le programme, consiste à offrir aux membres de son organisation une séance de formation de trois jours au sujet de l’approche participative qu’il a approfondie pendant Connectons pour les droits. Ce projet contribuera efficacement à la promotion et à la protection des droits humains à l’échelle locale. Cheikh espère ainsi s’attaquer à des enjeux tels que l’accès à l’état civil, la violence à l’égard des filles et des femmes, le manque de perspectives d’emploi pour les femmes, le droit à l’éducation et aux soins de santé, et plusieurs autres. Sans l’appui du fonds, Cheikh n’aurait pas été en mesure de participer à Connectons pour les droits, encore moins de mettre en œuvre de nouvelles activités pour entraîner un changement durable dans sa communauté. 

Cheikh dit:

Mon plan individuel, intitulé Exploration des piliers de lapproche participative en éducation pour les droits humains, sera mis en œuvre en vue de renforcer la capacité des membres de mon organisation à utiliser l’approche participative dans l’éducation aux droits humains.

Zakia Msangi

Zakia Msangi, avocate et chargée de programme de réseautage et d’alliance au sein de Women in Law and Development in Africa (WiLDAF-TZ) est la deuxième participante de Connectons pour les droits sélectionnée pour recevoir une bourse du fonds Max Yalden.

Zakia défend plus particulièrement les droits des femmes et des enfants, auprès de qui elle œuvre de façon à les autonomiser et à renforcer leurs capacités. Elle milite aussi pour protéger les femmes et les enfants de la violence fondée sur le genre en Tanzanie. Sans l’appui financier du fonds, Zakia n’aurait pas été en mesure d’acquérir davantage d’outils de plaidoyer et d’éducation à mettre en œuvre dans son organisation. 

Plus spécifiquement, grâce à la Bourse Maxwell Yalden, Zakia a eu la chance de créer de nouvelles activités éducatives qu’elle a surtout fait profiter les membres de son équipe ainsi que ses collègues de la Coalition GBV MKUKI, un réseau coordonné par WiLDAF-TZ qui répond aux besoins de plus de 200 organisations en droits humains luttant contre la violence fondée sur le genre en Tanzanie.  

Zakia dit:

J’aimerais remercier du fond du cœur Connectons pour les droits pour les merveilleuses leçons de droits humains. J’ai amélioré ma compréhension et je suis prête à la partager avec d’autres dans le but de diminuer la violence fondée sur le genre en Tanzanie. […] Je suis très heureuse de recevoir la bourse de M.Yalden, qui m’a permis de ne faire aucune dépense pendant Connectons pour les droits. Je n’aurais pas été en mesure d’y participer sans la bourse et pour cette raison, je suis reconnaissante.

Diabaté Brahima

Diabaté Brahima, membre du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), cette organisation est partenaire d’Equitas pour la mise en œuvre du programme Promouvoir l’égalité à travers l’éducation aux droits humains

Avec l’appui d’Equitas, le MBDHP renforce la capacité des filles et des femmes à faire progresser l’égalité des genres en s’attaquant aux normes sociales et en déconstruisant les stéréotypes de genre. Diabaté est animateur au sein du programme La boutique de droits. Par son travail, il est amené à collaborer avec des organisations de toutes échelles : organisations internationales de défense des droits humains, autorités et collectivités locales. L’objectif de ses actions et du projet La boutique de droits est de promouvoir et de défendre les droits humains, en partageant de l’information à propos de plaintes concernant l’atteinte aux droits humains ou leur violation. Ce service a une forte incidence, puisque les gens avec qui Diabaté travaille proviennent surtout de communautés à faible revenu, notamment des personnes peu alphabétisées, des femmes vivant en milieu rural, des veuves, des orphelins et des enfants vulnérables. Appuyer les membres de ces groupes revêt la plus haute importance pour Diabaté, dont la mission est de promouvoir et de protéger les droits humains de tous et toutes

Afin de promouvoir les droits humains où l’accès aux droits et aux services de base fait défaut, Diabaté a recours aux outils acquis lors de Connectons nos droits. Il les met en œuvre dans les séances de formation qu’il offre aux femmes, aux hommes et à ses organisations partenaires, pour faire progresser leur mission de diffusion et de renforcement des droits humains par le débat public. Grâce à l’appui du fonds, Diabaté a pu participer à Connectons nos droits et élaborer son propre programme de formation pour renforcer les communautés du Burkina Faso.  

Diabaté dit:

Même sils sont détenteurs de droits, ils ne savent pas comment jouir de leurs droits pour une vie décente. Les promoteurs socioculturels leur présentent des moyens de comprendre et de jouir de leurs droits.

Les formations aux droits humains, tels que le Programme international de formation aux droits humains et Connectons pour les droits, permettent aux défenseur-e-s des droits humains de développer leurs compétences et d’élargir leurs réseaux. Les fondations et les fonds comme celui à la mémoire de Max Yalden jouent un rôle crucial dans la réduction des obstacles pour participer à ces formations. Ce faisant, les actricesteurs de changement ont la chance de perfectionner leur habileté à faire une différence dans leur domaine. Equitas, ses organisations partenaires et les éducatrices-teurs en droits humains sont profondément reconnaissant-e-s qu’une part de l’héritage de Max Yalden soutienne des personnes dévouées dans leur mission de promotion et de protection des droits humains.